Court essai au style abordable et très bien documenté, le livre commence par définir ce qu’est le masculinisme, son origine et son histoire avant contre-attaquer contre les thèmes favoris de ce groupe: “les pères bafoués” avec les associations de papas qui finissent par devenir des groupe de cooptation renforçant la position de dominants des hommes qui la constituent, les “violences subies par les hommes” occultant complètement celle subies par les femmes* et conclut en beauté sur la prétendue crise de la masculinité. J’ai été consternée par ce que j’ai lu, notamment sur le chapitre des associations de papas dont j’avais une vision plus positive avant de lire ce livre. C’est un exemple qui montre bien le problème de la non-mixité** dans les groupes de dominants (hommes ici). Pour aller plus loin: l’agitation, avec lien où vous pouvez télécharger une version du livre (il y a des différences avec la version papier) Le site du collectif Stop-masculinisme *Je ne nie pas que les hommes subissent eux aussi des violences: cependant, les chiffres, les statistiques montrent que 1/ les femmes sont les victimes principales 2/ le groupe dominant homme est le principal agresseur. Renier cette réalité, ne pas mettre de proportions, c’est…
Essai court du sociologue Pierre Bourdieu autour de la domination masculine, vu à travers la société kabyle. Parlons d’abord de ce qui fâche : les apports notamment de féministes qui ont mis en exergue le phénomène décrit ne sont pas cités et les chercheuses militantes sont donc invisibilisées : Léo Thiers-Vidal a notamment également pointé le maque de rigueur de l’analyse. Ce livre devient ici au moins partiellement un exemple de ce qu’il dénonce (ou devrait dénoncer), dans une forme de réappropriation masculine. C’est dommage: cependant, Pierre Bourdieu n’est malheureusement pas le pire sociologue sur la question. Pierre Bourdieu insiste bien sur le fait que cette domination masculine est pernicieuse, capable de se rendre invisible et d’être soutenu par la population qu’elle opprime et pointe plusieurs domaines dans lequel elle est présente avec justesse. Il me semble important de signaler que l’essai est globalement ardu à lire. A propos des critiques, page Wikipédia Article du monde diplomatique par Pierre Bourdieu Critique de Léo Thiers-Vidal au sujet de la domination masculine sur le site de Chiennes de garde
Le titre est un coup de poing, on s’attend à un essai critique à l’acide, il n’en est rien même si le renoncement à être un homme -ou plus précisément : aux privilèges que les hommes ont dans une société- résonne fermement, sans concession, tout au long de l’ouvrage, essentiellement sur la facette de la sexualité. Le mot “genre” n’est pas utilisé car le livre est trop vieux pour ça, mais l’on gravite fortement autour. John Stoltenberg charge fortement l’industrie pornographique, qu’il voudrait voir disparaitre (ou disparaitre de sa forme actuelle (de 1990)). Il est également abolitionniste. Un avertissement est nécessaire: La préface écrite par Martin Dufresne est transphobe, vous pouvez vous passer de cette lecture. Site de l’éditeur Pour aller plus loin (Crêpe Georgette) Pour aller plus loin (Entre les lignes et entre les mots)
(pas lu) Version abrégé du Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir en 100 pages. Merci à Ronon de m’avoir signalé l’existence de ce livre. Site de l’éditeur
Essai en deux tomes, le texte de Beauvoir n’est pas d’un accès facile. Écrit en 1949, il y a des analyses, notamment celles qui touchent à la psychanalyse me laissent, en totale béotienne du domaine, perplexes, mais aussi méfiante. De Beauvoir a écrit ce livre pour mettre des mots sur ce qu’était devenir une femme à son époque, quand les femmes venaient à peine d’acquérir le droit de vote : certains chapitres sont donc uniquement descriptifs, tentant de brosser un portrait chirurgical des femmes de 1949. L’Histoire racontée par de Beauvoir dans le tome 1 est tout à fait fascinant et indispensable à lire. Il existe une version officielle abrégée de l’ouvrage, la Femme indépendante, que je n’ai pas lu. Cela peut être un bon moyen d’aborder l’ouvrage si l’épaisseur des deux volumes rebute. Volume 1, site éditeur Volume 2, site éditeur Pour aller plus loin (la-philosophie.com)