Dans le Yorkshire, en 1975, un tueur en série a tué des dizaines de femmes avant d’être arrêté. “Après que tout fut fini, il s’avéra qu’il avait été interrogé plusieurs fois. Mais ils ne cherchaient pas un homme ordinaire.” Una raconte son enfance entaché de violences sexuelles en parallèle de la recherche d’un tueur de série en femmes qui ne fut pas capturé tout de suite car il ne correspondait pas au stéréotype du tueur en série, tout comme ses victimes, des femmes isolées voire prostituées, ne correspondaient pas au stéréotypes des victimes. Des faits divers, terribles car communs et universels. Deux histoires qui se recoupent douloureusement et décrivent une société où la violence contre les femmes, n’était et n’est jamais loin.
Cet ouvrage est un recueil de traductions de divers écrits d’Andrea Dworkin. En première partie, on retrouve la lettre autobiographique “Premier amour” (version anglaise ici), lettre écrite à l’attention d’un amour crétois, et ma vie d’écrivaine. Deux morceaux de vie extrêmement durs sur lequel les TW suivants s’appliquent: viol, torture, mort, suicide, violences conjugales. En deuxième partie, on retrouve des analyses autour du féminisme: -l’interview à cran est assez décousu, et s’isncrit dans la continuité de la première partie: un peu autobiographique, avec des prémisses de la mode de pensée dworkinienne. -ensuite, vient un texte présentant Kate Millett, dont le livre Sexual politics (Politique du mâle) est la bible de l’autrice. -Une analyse poussée montrant la dangerosité de l’argument de la supériorité biologique qui a été utilisé par des femmes, que Andrea Dworkin rapproche avec les arguments des nazis sur la supériorité des aryens. -Une analyse sur le pouvoir, et plus précisément, les pouvoir des hommes et ce qui leur permettent de faire. Andrea Dworkin en voit 7! le soi, la force physique, la terreur, le pouvoir de nommer, le pouvoir de propriété, le pouvoir de l’argent, le pouvoir du sexe -Le dernier texte revient dans le côté autobiographique, et…
Noémie Renard est l’autrice du site d’information Anti-sexisme.net, et une source de référence sur les féminismes en général, en particulier sa série d’articles sur la culture du viol. C’est donc très confiante que j’ai commencé son livre, qui est un tour d’horizon sur la culture du viol en France. C’est un excellent ouvrage sur le sujet, concis et écrit dans un style clair, documenté avec de nombreuses références (il y en a 193 pour un livre de 180 pages, pour vous donner une idée). Les deux premières parties sont un tour d’horizon: étendue des violences sexuelles en Franc, leurs conséquences, les mécanismes qui font que les agresseurs sont protégés et les victimes négligées. Les deux parties suivantes expliquent ce qu’est et le pourquoi du viol à travers le prisme de la domination masculine. Enfin, la dernière partie vient conclure sur le sujet en rappelant une dernière fois que la culture du viol n’est pas innée et quels seraient les pistes d’améliorer pour en finir avec elle, faisant le point jusqu’en 2017 de celles qui ont été mises en place et celles dont la mise en place a échoué. Naturellement, en 180 pages, on ne peut pas tout aborder, mais tout…
(TW féminicide, violence masculine) Laëtitia, ou la fin des hommes est un livre transverse, à mi-chemin entre l’essai sociologique, la biographie, l’oraison funèbre, le récit d’enquête. Le sujet est Läetitia Perrais, jeune femme de 18 ans, qui a été tué à Pornic en 2011 par Tony Meilhon. Un fait divers qui est devenu une affaire nationale quand la présidence a repris l’affaire pour justifier un durcissement des peines de récidive. Les chapitres, très courts, alternent entre les témoignages des proches qui esquissent le portrait de Laëtitia Perrais, les portraits révélateurs de ses proches, les témoignages des enquêteurices, membres de la justice, journalistes qui ont suivi/traité son dossier, le récit de l’enquête ainsi que ces évènements marquants. Le fil conducteur est de montrer à quel point la vie de Laëtitia Perrais a été fragmenté et malmené par les hommes et par l’Etat français (au sens des institutions et au delà de leurs meilleures intentions et du professionnalisme des membres qui la constituent) : car si Tony Meilhon reste son meurtrier ou son assassin, il n’est pas le seul qui a affecté durement sa courte vie. En suivant le chemin pris par Laëtitia et sa sœur jumelle Jessica, très présente dans le…