King Kong Théorie, Virginie Despentes
Essai / 6 février 2017

King Kong Théorie est le deuxième livre que je lis de Virginie Despentes. Je suis incapable de vous dire si j’ai aimé Apocalypse Baby, mais il est sûr que cela m’a marqué : l’autrice a une très bonne plume, je la mets au niveau d’un Camus et d’un Vian (si, si). Je pense qu’on ne le dit pas assez, on préfère dire de Virginie Despentes qu’elle s’est prostituée ou que son style est agressif, et je n’arrive pas à être d’accord sur cette priorité dans les traits qui font d’elle une autrice. Ce point est d’ailleurs abordé dans cet essai. Virginie Despentes a écrit son essai autour de son expérience et de son cheminement intellectuel dans le féminisme. Chaque chapitre est agrémenté de citations d’auteurices (plus d’autrices que d’auteurs d’ailleurs) féministes. On y retrouve notamment son avis argumenté sur l’industrie du porno (elle est contre sa censure) et sur la prostitution (pour la légalisation). Je ne suis pas 100% d’accord avec ses arguments – je trouve qu’elle ne parle pas assez de ses privilèges: est-ce une omission, pense-t-elle que ça ne joue pas ou ne le voit-elle pas ?- mais curieusement, jamais 100% contre ces conclusions. C’est un livre court,…

Refuser d’être un homme, John Stoltenberg
Essai , Livre / 5 janvier 2017

Le titre est un coup de poing, on s’attend à un essai critique à l’acide, il n’en est rien même si le renoncement à être un homme -ou plus précisément : aux privilèges que les hommes ont dans une société- résonne fermement, sans concession, tout au long de l’ouvrage, essentiellement sur la facette de la sexualité. Le mot « genre » n’est pas utilisé car le livre est trop vieux pour ça, mais l’on gravite fortement autour. John Stoltenberg charge fortement l’industrie pornographique, qu’il voudrait voir disparaitre (ou disparaitre de sa forme actuelle (de 1990)). Il est également abolitionniste. Un avertissement est nécessaire: je ne me souviens pas personnellement de ce point à la lecture, mais Crêpe Georgette signale des propos transphobes dans la préface écrite par Martin Dufresne dont on aurait pu se passer. Site de l’éditeur Pour aller plus loin (Crêpe Georgette) Pour aller plus loin (Entre les lignes et entre les mots)