I’m every woman, Liv Strömquist
Avant , BD , Recueil / 13 septembre 2018

I’m every woman ( je suis chaque femme) est la troisième bande dessinée à thème féministe de Liv Strömquist traduite par les éditions Rackham. A contrario des Sentiments du Prince Charles et de L’origine du Monde qui se presentaiysois la forme d’un essai monobloc découpé en chapitres, il s’agit ici d’un recueil d’histoires et de réflexions indépendantes allant de 1 à une dizaine de pages. La majorité s’intéresse cependant à une ou plusieurs femmes, dont l’histoire n’a retenu fort injustement qu’elles n’étaient que des « femmes de ». Liv Strömquist nous parle ainsi de Ronnie Spector,  Britney Spears, Priscilla Presley,  Lee Krasner, Nadejda Alllouïeva et Yoko Ono. Les autres chapitres s’intéressent à déconstruire des idées patriarcales, comme la famille nucluéaires, la prostituée de Babylone (reliquat des déesses des religions qui ont laissé place aux monothéistes avec un dieu) et de la nature naturelle justifiant tout et n’importe quoi chez les humains. Peut-être moins fondamental que les deux premiers car moins dense, c’est toujours avec plaisir qu’on retrouve Liv Strömquist.

Une pièce à soi, Virginia Woolf
Avant , Essai , Livre / 19 janvier 2017

Cet essai de l’autrice anglaise Virginia Woolf est plus connu sous le nom de sa première traduction, Une chambre à soi. Avec un passage récent de l’essai au domaine public, de nouvelles traductions ont pu être réalisés, et deux titres alternatifs en ont jailli: Un lieu à soi et Une pièce à soi. Et, quand on lit le livre, force est de constater que ce traductions sont plus pertinentes. Quel est le propos de cet essai ? Virginia Woolf utilise un cadre prétexte -parler à un interlocuteur auquel elle s’adresse des femmes et de la fiction (notamment dans la littérature) – ; et si elle parle bien de cela, le sujet de l’essai va bien au delà. Au début du XXème siècle, au sein d’une demeure d’un couple, les femmes n’ont pas le droit, comme leur mari, à une pièce qui leur est propre et dans lequel elles peuvent s’isoler. Cela serait un équivalent du bureau du mari, qui interdit à quiconque de rentrer dans sa pièce. Les femmes n’ont d’autres choix que d’utiliser, si elles peuvent et veulent avoir un moment à elles pour écrire ou autre, d’utiliser une pièce commune. C’est loin d’être anodin, et Virginia, sous une…

Les culottées de Pénélope Bagieu
BD , Recueil / 6 janvier 2017

Cette BD ne parle pas de féminisme à l’instar de l’introduction de Anne-Charlotte Husson et Thomas Mathieu. Pénélope Bagieu a décidé de mettre son talent pour raconter la vie de femmes qui ont marqué l’histoire malgré les difficultés de leur époque pour devenir « quelqu’un », ou plutôt « quelqu’une », leur principal difficulté, étant, pour chacune, d’être une femme. Il est souvent dit qu’il n’y avait pas eu de grandes femmes dans l’histoire ; qu’aucun ne l’a marqué ou construite. On oublie souvent que l’Histoire avec un grand H dans la manière est racontée de manière sexiste et que la vision des historiens est biaisée, consciemment ou non. Avec ce bel ouvrage joliment illustrée, c’est un petit pas qui est fait pour donner de la lumière à plusieurs femmes. Certaines histoires sont drôles, d’autres touchantes, certaines très dures à lire. Les Culottées sont en deux ouvrages: le deuxième tome sortira en 2017. Blog où on peut lire les planches Site de l’éditeur