Une pièce à soi, Virginia Woolf

19 janvier 2017

Cet essai de l’autrice anglaise Virginia Woolf est plus connu sous le nom de sa première traduction, Une chambre à soi. Avec un passage récent de l’essai au domaine public, de nouvelles traductions ont pu être réalisés, et deux titres alternatifs en ont jailli: Un lieu à soi et Une pièce à soi.

Et, quand on lit le livre, force est de constater que ce traductions sont plus pertinentes.

Quel est le propos de cet essai ? Virginia Woolf utilise un cadre prétexte -parler à un interlocuteur auquel elle s’adresse des femmes et de la fiction (notamment dans la littérature) – ; et si elle parle bien de cela, le sujet de l’essai va bien au delà.

Au début du XXème siècle, au sein d’une demeure d’un couple, les femmes n’ont pas le droit, comme leur mari, à une pièce qui leur est propre et dans lequel elles peuvent s’isoler. Cela serait un équivalent du bureau du mari, qui interdit à quiconque de rentrer dans sa pièce. Les femmes n’ont d’autres choix que d’utiliser, si elles peuvent et veulent avoir un moment à elles pour écrire ou autre, d’utiliser une pièce commune. C’est loin d’être anodin, et Virginia, sous une apparence presque gentillette, parle au patriarcat, lui murmurant à l’oreille, « JE TE VOIS »

J’appréhendai cette lecture au vu du mouvement littéraire auquel appartient Virginia Woolf, mais j’ai été surprise par certains paragraphes acérés de sa plume. Sans être convaincue par l’emballage (le contexte prétexte bordant le livre, so fin du XIX début du XX) qui était peut-être une condition à la publication, cet essaie mérite clairement d’être lu.

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