Ce recueil est un manifeste et un récapitulatif des manifestations de la grossophobie, ou l’oppression subie par les personnes grosses. Découpée en 19 pages très concis, on découvre (en particulier si on n’est pas concerné.e) comment se manifeste la grossophobie. Selon la société, être gros implique forcément une mauvaise santé, or, ce n’est pas le cas. Être gros peut être un facteur de comorbidité, mais pas nécessairement un problème en soi. Cependant, le corps médical et l’hôpital maltraite les gros: cela va des médecins qui vont se concentrer sur le poids des malades, venus pour des maux n’ayant rien à voir avec leurs poids, au matériel médical pas adaptés (brassard avec écrit “obèse”, fauteuil roulant trop étroit). Les médecins veulent mettre les gros aux régimes, mais les études et les statistiques montrent que les régimes restrictifs ont peu de chances de faire des personnes grosses des personnes minces à terme, et risquent d’aggraver les TCA, auxquelles les gros.s.es sont fortement sujets. Les chirurgies, au delà de leur caractère définitif, ont un retour d’efficacité bien moindre que celui vanté par les médias. Les gros.ses voulant des enfants devront trouver des médecins non grossophobes pour effectuer leur suivi et auront, paradoxalement, beaucoup…
Ce livre illustré liste des raisons pour laquelle les filles pourraient avoir mal au ventre: chaque page possède une grande illustration et une raison afin d’ouvrir un débat sur les différents problèmes touchant au féminisme. L’autrice et l’illustratrice expliquent dans un encart qu’elles ont conscience en tant que femmes blanches être des privilégiées et que leurs vécus n’est pas semblable à celles des femmes subissant des opressions supplémentaires. Notons cependant que les femmes autochtones, les femmes trans, les femmes handicapées, les femmes voilées, les femmes grosses, les femmes bisexuelles/queer n’ont pas été oubliées. J’estime donc que c’est un bon support, à destination de jeunes adolescent(e)s.