Sexisme, le mot pour le dire, Sarah Gurcel Vermande et Pauline Leet Pittenger

9 janvier 2018

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Quand il n’y a pas de mot, la chose est invisible. La nommer, bien la nommer, la révèle et c’est la première étape pour lutter contre elle.

Le mot sexisme (sexism aux Etats-Unis), qui a été calqué sur celui du racisme (racism), n’aura en l’an 2018 que 53 ans. En France, ce néologisme a été évoqué par Emile Servan-Shreiber mais c’est surtout le discours, sur un campus universitaire non mixte aux USA, par une jeune enseignante réputée pour sa grande gueule qui lui a fait son baptême de feu.

Pauline Leet s’appuie sur l’analyse du racisme alors plus avancé à l’époque et pointe les faiblesses de la formation que des étudiants hommes, en université non mixte, ne lisant que des hommes et n’ayant des des professeurs hommes ont. Elle explique le sexisme derrière l’idée de parler du point de vue de la femme plutôt que des femmes, qui leur sera toujours inaccessible tant qu’ils n’écouteront, ne liront ni n’interagiront pas avec l’autre sexe tant qu’ils cesseront pas de considérer les femmes comme des objets ou des trophées, poésies à l’appui.

Ce petit livre propose une traduction du discours, encadré par une introduction écrite par  la traductrice qui le remet dans le contexte, et un postface écrit au vitriol par Pauline Leet, qui évoqué les progrès de l’Université et ce qui reste à faire.

Note: Est pointé, dans la comparaison entre le sexisme et le racisme, le mécanisme universel de l’oppression. L’intersectionnalité est évoquée mais n’est pas le sujet du livre.

LT de lecture

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