Pax Neoliberalia, Jules Falquet

13 mai 2018

Recueil de 4 textes transverses s’intéressant aux racines des violences faites aux femmes à travers des prismes originaux : Pax neoliberalia dénonce la guerre silencieuse qui se (ré)organise et prolifère contre les femmes  derrière la « Paix néolibérale » de façade.

Le premier texte se penche sur le Salvador et le Guatemala et rapproche les témoignages de femmes racisées violentées par leur conjoint avec les méthodes de torture inventée par des français, sous le sigle de l’OAS.

La deuxième texte s’intéresse au service militaire en Turquie et montre comment cette initiation réservé aux hommes porteurs de pénis contribue à créer une classe d’oppresseurs, à légitimer la violence envers les femmes et à excuser celle-ci.

Le troisième texte revient sur les féminicides de Ciudad Juaréz, à côté de la frontière mexico-états-unienne. De nombreux meurtres de femmes, en majorité racisés, pauvres et travaillant dans des maquiladoras, des entreprises où la main d’œuvre peu chère et docile attire les US companies ont eu lieu sans que les autorités s’en émeuvent. Jules Falquet revient sur la notion et l’oigine du mot féminicide, fait une synthèse des rares études qui ont été faites sur les dessous des féminicides et montre comment ceux-ci assoient le pouvoir en place, à de multiples niveaux.

Le quatrième texte revient sur le Guatemala et son histoire : ce pays d’Amérique centrale a ceci de particulier que sa population reste à majorité d’origine Maya et qu’en 1954, un coup d’Etat monté par la CIA américaine a eu lieu, qui a lancé une deuxième vague de colonisation dans le pays. Face à cette colonisation, les mouvements de protestation ont constitué une armée du peuple qui sera violemment réprimé par des massacres et des violences sexuelles. Cependant, le pouvoir finira par être renversé et le dictateur jugé dans son propre pays, chose qui n’est jamais arrivé ailleurs: cette victoire n’ai été possible que grâce à un travail sur les victimes afin de leur redonner leur voix, leur parole, et en créant un mouvement de lutte, s’alliant à d’autres mouvements avec des intérêts communs.

Remarque: je suis perplexe à l’utilisation de « indiennes » pour qualifier les femmes autochtones en Amérique centrale. Ce terme est assimilé, au moins aux Etats-Unis, à la colonisations (car c’est le nom que les colonisateurs utilisaient et effacent le fait que ces individus étaient les natifs). Je pense que « autochtones » aurait été mieux, mais je n’ai pas trouvé le pourquoi de ce choix.

Page Cairn

Avis de Crêpe Georgette

Un extrait sur Contretemps

Site de l’éditeur Ixe

 

 

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