Je pense que toute personne s’intéressant de manière au féminisme finit par toucher la notion d’oppression, le système où une population se retrouve divisée entre dominants et dominés ; l’autrice rappelle qu’il en existe plusieurs, selon la couleur de peau, l’orientation sexuelle, le sexe. Chacun a ses spécificités, mais chacune aussi a énormément de points communs : l’origine de cette classification devenu hiérarchique, les personnes qui l’ont défini (spoiler: ce n’est pas la nature) est le sujet central de l’essai. Est-ce que mieux comprendre l’origine de ces classements sociaux aux conséquences dramatiques vous intéresse ? Est-ce que comprendre l’origine du racisme vous intrigue ? Êtes-vous curieux de découvrir la nature des castes qui existent dans notre société ? Ce livre est fait pour vous. Site de l’éditeur Mon fil de lecture Extraits (introduction)
Cet essai de l’autrice anglaise Virginia Woolf est plus connu sous le nom de sa première traduction, Une chambre à soi. Avec un passage récent de l’essai au domaine public, de nouvelles traductions ont pu être réalisés, et deux titres alternatifs en ont jailli: Un lieu à soi et Une pièce à soi. Et, quand on lit le livre, force est de constater que ce traductions sont plus pertinentes. Quel est le propos de cet essai ? Virginia Woolf utilise un cadre prétexte -parler à un interlocuteur auquel elle s’adresse des femmes et de la fiction (notamment dans la littérature) – ; et si elle parle bien de cela, le sujet de l’essai va bien au delà. Au début du XXème siècle, au sein d’une demeure d’un couple, les femmes n’ont pas le droit, comme leur mari, à une pièce qui leur est propre et dans lequel elles peuvent s’isoler. Cela serait un équivalent du bureau du mari, qui interdit à quiconque de rentrer dans sa pièce. Les femmes n’ont d’autres choix que d’utiliser, si elles peuvent et veulent avoir un moment à elles pour écrire ou autre, d’utiliser une pièce commune. C’est loin d’être anodin, et Virginia, sous une…
Ce livre d’une centaine de pages introduit à la notion du genre, en réponse à la période actuelle où le terme est sujet à de nombreuses polémiques. Pour ce faire, 6 textes pour entreprendre de faire un joli tour du sujet: définir le genre, mais aussi ce que le genre implique dans une société qui n’accepte pas toujours que genre et sexe sont deux choses bien distinctes et sociales. La plupart des textes présentent, au travers de résumés d’ouvrages, les réflexions de figures importantes des études du genre, et expliquent le lien qui existe entre genre, féminisme, mécanismes des oppressions et pouvoir. D’autres points annexes mais non moins importants sont abordés comme la non-pertinence de l’argument de la nature et des sciences – en particulier de la biologie – contre le genre. Ce livre a été conseillé par @Chercherjournal sur twitter. Je l’en remercie. Site de l’éditeur Pour aller plus loin (la vie des idées) Liens externes dans le même sujet Libération: Trouble dans les études du genre
Patrizia Romito raconte dans son avant-propos combien il a été difficile à écrire : on se doute qu’un livre de plus de 250 pages sur la violence masculine sous toutes ses formes (de la violence conjugale à l’inceste) ne sera pas de tout repos. J’ai tout de même été prise au dépourvu par la dureté dès l’introduction. On continue tout de même, car on comprend que cette lecture est nécessaire: qu’il faut connaitre et donner la mesure aux chiffres, aux statistiques sidérantes de la violence masculine, ainsi que être sensibilisée les tactiques et les stratégies de son occultation qui permettent particulièrement aujourd’hui de les entretenir. Il y a en sus une véritable analyse de l’oppression, avec des exemples éclairants de la traite des noirs pour les caractériser. Il y a également des sous-chapitres spécifiques traitant de la pédophilie et de l’inceste. Livre fortement Trigger pour la plupart des paragraphes. Je recommande de prévoir de le lire chapitre par chapitre, dans le temps si besoin. Si le style est très limpide, la lecture est très difficile : c’est malheureusement le sujet qu’il l’exige. Site de l’éditeur Pour aller plus loin (entre les lignes entre les mots)